l'architecture générale




L'appareillage en harpe des angles et des baies paraît particulièrement soigné. Toutes les fenêtres ont conservé leurs frontons triangulaires et rompus, avec une boule au centre pour le premier étage, cintrés pour le second. Les fenêtres du pavillon central sont jumelées, celle du dernier étage qui mord sur la toiture a perdu son couronnement. Les pavillons des extrémités sont fortement saillants, ce qui leur permet une élévation latérale à trois travées à l'Ouest, deux à l'Est et le même rythme de frontons qu'à la façade Nord.



Les murs sont en maçonnerie ( pierre "ribot" -moellons ) crépie, avec des chaînages de pierre aux angles et autour des fenêtres à meneaux, certaines surmontées de frontons cintrés. Mais la multiplication des recrépissages de la façade ont atténué son relief et empâté les chaînages d'angle et les appareillages en harpe des fenêtres dont la plupart des frontons ont disparu. La restauration entreprise devrait permettre d'y remédier.

L'ensemble évoque assez nettement les rythmes de Cheverny auquel il semble très légèrement antérieur.



Au dessus de la porte d'entrée, flanquée de pilastres dont la boiserie garde un décor de chutes de fruits, se trouve un balcon supporté par d'énormes consoles comme à l'entrée de Cadillac. La fenêtre de l'étage est la seule à avoir conservé un fronton rompu. Un double bandeau marque la séparation des étages et se poursuit tout le long du bâtiment en unifiant les différents corps. La corniche est composée de lourdes consoles.
Les lucarnes appartiennent à deux types différents:pour les pavillons, une base plus étroite, en plein cintre, surmontée d'un fronton et encadrée d'ailerons ; pour les corps de logis, une fenêtre rectangulaire, à croisillons, avec également fronton cintré et ailerons. Le petit oculus ovale du dôme paraît tardif.


Une corniche à grosses consoles règne à la naissance des toits à forte pente

La charpente d'origine, en chêne, notamment celle du dôme, mérite l’attention. La tradition a retenu celle de son auteur : Jehan Petit. Le couvreur est le Bordelais Thibaut Bathier, qui termine son travail en 1627.



Poyanne se classe parmi les grands châteaux classiques de l'époque Louis XIII.
Ses façades et toitures sont classées Monuments Historiques depuis le 21 octobre 1957.

le pavillon le plus ancien, imaginé sans les fausses fenêtres de la façade aménagée postérieurement.

René Ollivier et sa maquette du château
(d'après photo Sud-Ouest)





Référencé sur Hebdo Landes !

Aucun commentaire: